À Plonéour-Lanvern, dans le Finistère, une maison bois a vu le jour autour d’une conviction simple : limiter au maximum l’impact de l’habitat sur l’environnement. Ce choix de départ des propriétaires est le fil rouge du projet. Il a guidé chaque étape du chantier, et il continue de guider la vie du lieu aujourd’hui.
Un projet pensé avec l’Atelier Morfouace
Imaginé par l’architecte Sébastien Morfouace, ce projet écologique s’est construit dans la durée. Ty Coat est intervenu sur le gros-oeuvre, la mise hors d’eau, hors d’air : structure, isolation, toiture et menuiseries, soit l’enveloppe de la maison.
Limiter l’impact sur le sol
La première décision se joue sous la maison. Plutôt qu’une dalle béton, la maison repose sur une dalle bois sur pieux vissés (technopieux). C’est la solution qui perturbe le moins le sol, et elle est réversible. L’isolation est en ouate de cellulose et la toiture est réalisée en caissons. Les menuiseries sont en aluminium, et le bardage a été posé en auto-construction par les propriétaires.
Un quotidien sobre, jusque dans les détails
La sobriété se retrouve dans les usages :
- Chauffage uniquement au poêle à bois, salle de bain comprise grâce au conduit qui la traverse
- Phytoépuration pour les eaux grises (eaux de douche, lavabos, cuisine…)
- Toilettes sèches
- Aucun bitume : l’eau de pluie s’infiltre là où elle tombe
L’eau de pluie, précieuse ressource
Deux cuves de 5 m³ récupèrent l’eau de pluie, qui est ensuite réutilisée notamment pour la machine à laver. Sur l’ensemble du projet, ce sont 20 m³ de réserve d’eau qui sont disponibles.
Avec le climat, pas contre lui
La maison est exposée sud-ouest, idéale en hiver pour profiter des apports du soleil. En été, c’est l’ombrage végétal de feuillus qui prend le relais, pour limiter la chaleur.
Une maison qui accueille le vivant
Le projet fait aussi de la place à la biodiversité. La toiture accueille un refuge à chauves-souris, et un refuge à abeilles sauvages a été installé. Le terrain, un ancien champ de maïs, est devenu un jardin collectif et collaboratif. La biodiversité y est revenue au bout de quelques années, et le projet s’inscrit dans une démarche d’habitat participatif.
La suite : l’autonomie énergétique
A l’aide notamment de panneaux photovoltaïques, l’autonomie énergétique est le prochain chantier prévu par les propriétaires, là encore l’objectif est de travailler avec la nature et le climat.
Un véritable cercle vertueux : une maison sobre, un terrain qui retrouve la vie, des habitants qui partagent.
Ce projet fait écho à ce qui anime Ty Coat au quotidien : construire en bois, avec des matériaux biosourcés comme la ouate de cellulose, et concevoir des habitats qui s’inscrivent avec respect dans leur environnement. Travailler sur ce projet, de l’architecte Sébastien Morfouace aux propriétaires qui ont posé eux-mêmes leur bardage, a été un vrai plaisir. Leur démarche cohérente et exigeante, de la dalle sur pieux vissés au refuge à chauves-souris, correspond à notre vision du métier et à notre volonté pour l’habitat de demain.
Photos : Erwan Lancien























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